Aller au contenu

Un motif ne se déclare qu'après son contrôle inverse

StatutEn vigueur, 2026-08-30
ArticleA17 · Ne rien inventer, ne rien effacer, n'écrire que ce qui est déclaré
Chantier#4841, lot 1 de l'EPIC #4804
Vérification humaineun contrôle inverse est une mesure ponctuelle, propre au motif examiné : aucun compteur ne dit s'il a été fait. La règle se tient à la revue, sur la présence des deux taux dans le corps de l'issue ou de la PR

Contexte

Le chantier #4804 cherchait ce qui rend six bancs instables. À chaque étape, un motif apparaissait, net, avec des chiffres à l'appui. Quatre fois de suite.

Motif supposé Ce qui l'appuyait Ce que le contrôle a rendu
Respiration employée avant une assertion 16 classes sur 19 au relevé des instables 84 % contre 75 %, soit 1,4 classe
les parcours de bout en bout 3 sur les 7 premiers suspects 24 % contre 17 %, soit 1,4 test
waitForFxEvents suivi d'une assertion 50 bancs l'enchaînent, 4 suspects en sont 16 % contre 13 %, soit 1,5 banc
un waitFor muet 8 des 19 nommés en tête 42 % contre 10 % : il tient

Les trois premiers avaient l'air aussi solides que le quatrième. Le premier a failli fonder un sous-chantier entier.

Ce qui les rendait faux

Un chiffre isolé mesure la population choisie, pas le motif. Quand 76 % des classes JavaFX du dépôt figurent au relevé des instables, n'importe quel sous-ensemble en rend environ 76 %, et l'appui paraît écrasant sans rien dire.

Le dénominateur manquait, et il ne se devine pas : il se mesure sur le complément.

Décision

Un motif ne se déclare qu'accompagné de son contrôle inverse, c'est-à-dire du même taux mesuré sur la population qui ne le porte pas. Les deux chiffres partent ensemble dans l'issue ou la PR, ou le motif n'est pas déclaré.

                          porteurs   complément
  avec le motif             X %          -
  sans le motif              -          Y %

Un écart qui se compte en unités (1,4 classe, 1,5 banc) n'est pas un motif. Un facteur quatre en est un.

Ce que cette décision empêche

Elle interdit d'ouvrir un chantier sur une corrélation non contrôlée. C'est ce qui a failli arriver trois fois ici, et la première fois le sous-chantier était écrit dans son cadrage.

Elle interdit aussi de conclure d'un motif qui tient qu'il est une cause. Les deux motifs survivants de ce chantier sont des marqueurs : un banc qui a écrit sa propre attente est un banc qui a rencontré le problème, ce qui explique qu'il soit instable sans que la duplication en soit la source. Un marqueur oriente la lecture ; il ne désigne pas de coupable.

Ce qu'elle ne demande pas

Aucun outillage. Le contrôle est une seconde mesure sur le complément, souvent la même commande avec une négation. Ce qui manquait n'était pas un moyen, c'était l'habitude.

Conséquences

  • Deux issues de ce chantier portent leurs deux taux : #4845 (42 % contre 10 %) et #4847 (60 % contre 9 %).
  • Trois motifs ont été écartés par écrit plutôt que tus, ce qui évite qu'ils se redécouvrent.
  • Elle prolonge l'ADR 2213 : un dispositif qui ne peut pas conclure rapporte ce qu'il a vu. Ici, ce qui ne peut pas conclure est une corrélation, et ce qu'elle rapporte est son complément.