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Une ADR dit sa décision et l'incident qui l'a produite, le reste se résorbe par cliquet

StatutEn vigueur, 2026-08-25
ArticleA9 · La dette se tient par un cliquet, pas par un nettoyage
Chantier#4477 (report d outillage, chantier #4462)
Vérification probablescripts/adr/4477-longueur-des-adr.py

Contexte

Le corpus compte 174 décisions pour 125 000 mots, d'une longueur remarquablement uniforme : médiane 697 mots, maximum 1 556, aucune queue monstrueuse. Le problème n'est donc pas quelques documents démesurés qu'on pourrait couper ; c'est que la longueur moyenne est celle d'un exposé, là où la jurisprudence d'un article demande un cas.

Avec la constitution, un lecteur n'a plus besoin de descendre dans les cas pour connaître la règle : il lit vingt-six articles. Il ouvre une ADR pour une seule raison, savoir ce qui a été décidé et quel incident l'a imposé. Tout ce qui excède cela était utile pendant le chantier et pèse après.

Deux façons de traiter cette dette, et une seule tient. Réécrire les 174 d'un bloc produirait 174 abrégés bâclés, et l'on perdrait en un après-midi ce que quatre mois ont su noter. Ne rien faire laisserait la dette grossir, puisque rien ne l'empêche.

Décision

Une ADR porte sa décision, ses conséquences, et l'incident qui l'a produite. Le reste se retire par tranches, sous cliquet.

  • Le cliquet compte les ADR dont le corps dépasse 800 mots, en-tête exclu. Il vaut 45 après deux tranches, et il ne remonte jamais.
  • Le seuil n'est pas la longueur souhaitable : c'est le rang où la dette devient résorbable. À 600 mots elles seraient 126, un objectif que personne ne tient et qui finit ignoré ; à 1 000 elles ne seraient que 18, trop peu pour porter le travail. Le seuil descendra quand le cliquet sera descendu, et pas avant.
  • Ce qui se retire en premier, dans une ADR : la reprise du contexte que la constitution énonce désormais, les alternatives écartées pour des raisons devenues évidentes, et les récapitulatifs qui répètent la décision.
  • Ce qui ne se retire jamais : l'incident daté, le chiffre mesuré, et la raison pour laquelle une alternative plausible a été refusée. Ce sont les trois choses qu'un repreneur ne peut pas reconstituer.

Conséquences

Le nombre de mots est un indice, pas la règle : d'où une vérification probable et non certaine. Une décision épineuse peut légitimement demander mille mots, et une ADR de trois cents peut rester illisible. Le script rend des suspects que la relecture trie ; il ne condamne aucune ADR.

Une ADR nouvelle qui dépasse le seuil fait monter le compte et rougir la CI. Elle n'est pas interdite : on la justifie et l'on relève le cliquet, mais un cliquet qui monte est une décision, pas une formalité.

Alternatives écartées

Un cliquet sur le volume total du corpus. Il aurait laissé compenser une ADR raccourcie par une autre allongée, et n'aurait rien dit du document qu'on ouvre.

Exclure les blocs de code de la mesure. Cela avait l'air soigneux, et ne mesurait rien : les 27 ADR qui portent du code ne totalisent que 495 mots de bloc sur 124 385. Une exclusion qui ne change rien est décorative, et elle offrirait un moyen de passer sous le seuil en déplaçant de la prose dans un tableau.

Fixer une longueur maximale par refus. C'est le nettoyage que l'article A9 écarte : une règle qu'on ne peut pas appliquer d'un coup se contourne, puis s'ignore.