ADR 0002 — Détection acoustique par énergie de pointe, pas par moyenne globale¶
- Statut : Accepté — 2026-07-17
- Chantier : EPIC #1653 (réactiver un passage reconstruit depuis les bruts)
Contexte¶
La cascade de vérification (#1309) confirme qu'une tranche contient bien le cri attendu en mesurant l'énergie acoustique dans la bande de fréquence de l'espèce, sur la fenêtre temporelle [début, fin] de l'observation. AnalyseAcoustique moyennait cette énergie sur toute la fenêtre.
Or un cri de chiroptère dure quelques millisecondes, tandis que la fenêtre d'une observation couvre souvent plusieurs secondes. Moyenner dilue le cri dans le silence qui l'entoure : l'énergie moyenne tombe sous le seuil, et un cri pourtant bien présent est déclaré absent. C'est ce qui, sur le cas réel du chantier #1653, faisait chuter la concordance à 1 séquence sur 134 - un faux négatif quasi systématique.
Décision¶
Mesurer l'énergie de pointe sur une fenêtre glissante courte (~10 ms, l'ordre de grandeur d'un cri), et non la moyenne sur toute la fenêtre : une tranche « concorde » si l'énergie maximale d'une sous-fenêtre courte dépasse le seuil.
Conséquences¶
- La concordance acoustique du cas réel passe de 1/134 à 121/134.
- Le gain profite à toute la cascade, pas seulement à l'hydratation des passages reconstruits (ADR 0001) : toute vérification qui s'appuie sur la présence des cris devient fiable.
- Coût : un balayage glissant au lieu d'une seule moyenne. Négligeable à l'échelle d'une tranche de 5 s.
Alternatives écartées¶
- Abaisser le seuil de la moyenne globale. Compenserait la dilution en admettant aussi le bruit de fond : on troquerait des faux négatifs contre des faux positifs.
- Élargir la bande de fréquence. Ne traite pas la cause (la dimension temporelle de la dilution) et dégraderait la spécificité.