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ADR 0001 — Identité d'un passage reconstruit : régénération structurelle, l'acoustique en indice

  • Statut : Accepté — 2026-07-17
  • Chantier : EPIC #1653 (réactiver un passage reconstruit depuis les bruts)

Contexte

La réactivation d'un passage archivé « depuis les bruts » (#1302) rebranche les séquences retrouvées en confrontant chaque tranche à l'empreinte capturée à l'import (#1299) : identité certaine, bit à bit.

Un passage reconstruit depuis la plateforme (#1305) n'a jamais eu cette empreinte. Il ne porte qu'un placeholder (reconstruit.wav, sans fréquence ni sha256) et des séquences nommées d'après les titres du CSV distant. Quand l'utilisateur veut en récupérer l'audio depuis sa carte SD, on régénère les tranches en rejouant la transformation de l'import sur le brut qu'il désigne. Mais il n'y a rien à quoi comparer une empreinte : le passage n'en a jamais eu. La cascade de vérification ordinaire (#1309) tombe alors sur son dernier cran, l'acoustique (le cri attendu est-il présent ?), qui produit de nombreux faux négatifs sur des cris réels faibles - au point de tout refuser (le cas réel : 1 séquence retenue sur 134).

Décision

Pour un passage reconstruit, l'identité d'une tranche régénérée repose sur la régénération structurelle, pas sur l'empreinte :

  • la tranche est un extrait verbatim (octet à octet) du brut que l'utilisateur a désigné, produit par la même transformation déterministe que l'import - c'est cela, la preuve ;
  • son nom doit correspondre à une séquence attendue (le nommage ne dépend que du nom de l'original et de la fréquence d'acquisition) ;
  • la concordance acoustique est mesurée et rapportée en indice, jamais opposée en veto.

Conséquences

  • L'audio d'un passage reconstruit revient depuis la carte SD, même sans aucune empreinte stockée. Sur le cas réel : de 1 séquence sur 60 bruts à 134 récupérées, 121 confirmées à l'acoustique.
  • Les originaux adoptés après hydratation (#1651) sont déclarés « purgés » : connus et prouvés par régénération, mais non stockés localement (l'utilisateur garde ses bruts) - le même état qu'un passage archivé par purge.
  • L'identité obtenue est structurelle (nom + extrait verbatim), pas au niveau CERTITUDE (empreinte). C'est un choix assumé : l'utilisateur a désigné le brut, et l'extrait en est byte-exact.
  • L'acoustique restant un indice, une nuit dont les cris sont faibles n'est pas refusée à tort ; l'indice est tout de même remonté à l'utilisateur (« N/M concordantes »).

Alternatives écartées

  • Exiger une empreinte. Impossible : un passage reconstruit n'en a pas. Résultat : 0 séquence récupérée, et le message trompeur « N introuvables » alors que les fichiers sont là.
  • Garder le veto acoustique. Les faux négatifs sur cris réels faibles refusaient l'essentiel des tranches pourtant authentiques (1/134 sur le cas réel). La concordance acoustique dépend en outre du détecteur, lui-même corrigé par ADR 0002.